LE CHEF DU PARTI QUÉBÉCOIS EN 2015…


Par Bernard Bujold (LeStudio1) – 
Les membres en règle du Parti Québécois éliront leur prochain chef à partir de mercredi 13 mai 2015 et normalement nous connaîtrons le résultat vendredi soir le 15 mai vers 21 heures. 
Personnellement, je suis ce que l’on pourrait qualifier d’apolitique en ce sens que je ne suis membre d’aucun parti politique. Je n’aime pas l’idée d’un parti mais je favorise les gens politiques selon leur personnalité. Lorsque j’appuyais Brian Mulroney en 1984 à Ottawa, ce n’était pas pour son parti politique mais à cause de sa personnalité et ce que je considérais un dynamisme exceptionnel. 
Au début de la présente campagne péquiste, si j’avais été membre actif du Parti, mon vote serait allé à Jean-François Lisée. Il avait le profil d’un Premier ministre. 
Actuellement, je souhaite profondément qu’Alexandre Cloutier remporte la course. 
Je reçois en moyenne un courriel par semaine, depuis l’annonce de l’entrée en politique de Pierre-Karl Péladeau, me demandant pourquoi je ne l’appuie pas alors que j’étais très proche de son père pour qui j’ai été l’adjoint exécutif jusqu’à la fin de sa vie. Il est d’ailleurs tombé dans le coma devant moi, le 2 décembre 1997, presque dans mes bras, sur le sol de son bureau de Quebecor… 
J’aimais beaucoup l’homme qu’était Pierre Péladeau (le père) et nous avions une fidélité très profonde l’un envers l’autre. 
Pierre Péladeau est mort officiellement le 24 décembre 1997 et le 5 janvier 1998, la nouvelle haute direction de Quebecor me remercia immédiatement de mes services avec le message clair et précis que l’on ne voulait plus me voir nulle part dans l’entreprise. 
J’en ai été profondément triste… 
En plus, c’était en pleine crise du verglas québécois… 
La noirceur et le froid de la nouvelle année; la mort de mon mentor; et en plus devenir un sans emploi! 
Durant les mois après mon renvoi de Quebecor, des gens que je connaissais particulièrement, notamment un chef d’une grande entreprise québécoise (le Quebec Inc), m’ont confié que Jean Neveu de Quebecor les aurait contacté pour me dénigrer et avec la consigne de ne pas m’engager. 
J’ai vérifié auprès de Jean Neveu et il m’a répondu, tout en souriant, qu’il avait le droit d’émettre son opinion et si je n’étais pas content, de simplement le poursuivre… 
À l’époque, je ne voulais pas dépenser de l’argent pour contre-attaquer en justice ni pour rassembler une preuve car je me disais qu’il valait mieux regarder en avant. Mais il était clair que d’autres investissaient des efforts pour me surveiller (probablement un détective privé) car aussitôt que j’allais chez un nouvel employeur potentiel en entrevue, immédiatement quelqu’un les contactait. C’est comme si me suivait à la trace et que l’on voulait essayer de m’empêcher de travailler! 
J’ai finalement eu une preuve incontournable, une fois, et celle-ci était bien documentée car j’avais décroché l’emploi… 
J’ai obtenu en début de 2001 un poste d’attaché de presse justement avec le gouvernement de Bernard Landry que j’avais connu alors que j’étais avec Pierre Péladeau. J’avais négocié discrètement et lorsque j’ai commencé à travailler, personne ne le savait vraiment. 
J’ai débuté un lundi matin (le 11 avril, la date de la naissance de Pierre Péladeau…) mais à 15 heures de la même journée, la chef de cabinet m’a invité dans son bureau en disant qu’elle était désolée car elle venait de recevoir un appel de quelqu’un et que, si le gouvernement Landry me conservait en poste, on lui ferait du trouble dans les médias… 
La chef de cabinet m’a confirmé que la commande de me renvoyer venait de la haute direction de Quebecor par intermédiaire d’une grande agence de relations publiques montréalaise et que, après avoir porté le dossier à son attention, Bernard Landry avait dit ne pas vouloir s’en mêler… 
Elle n’avait pas le choix d’agir autrement! – m’avait- elle répété! 
Plus tard au début de 2003, lorsque je publierai ma biographie sur Pierre Péladeau, mon ami Michel Vastel me dira qu’un haut dirigeant de Quebecor lui aurait demandé d’essayer d’obtenir une copie avant-publication du livre que j’écrivais sur le père de PKP. Michel avait refusé la demande en répliquant au demandeur qu’il ne jouait pas ce genre jeu, surtout pas avec un ancien journaliste comme moi et, pire encore, qu’il me connaissait personnellement. 
Bref, si je n’appuie pas le fils PKP c’est parce que j’ai mes raisons personnelles! 
La beauté de la démocratie est cependant que toute personne a droit à un vote. Si on n’est pas heureux du résultat, on a le choix: changer de ville, de province ou de pays; ou accepter le résultat et vivre avec le choix de la majorité. 
Si jamais Pierre-Karl Péladeau devenait Premier ministre du Québec un jour, j’aurai alors tout le loisir de changer de territoire mais nous n’en sommes pas encore à ce résultat! 
À suivre… et bonne chance Alexandre Cloutier!
Photo 1 et 2: Pierre Péladeau et Bernard Bujold ;
Photo 3: Pierre Karl Péladeau, Julie Snyder et Jean Neveu;
Photo 4: Alexandre Cloutier;
VOIR AUTOBIOGRAPHIE PIERRE PÉLADEAU;

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