FUSILLADE À OTTAWA ET LE COLLÈGE BRÉBEUF / LES ANGES DU MAL ET LES ANGES DU BIEN


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) –
La fusillade d’Ottawa met en évidence plus que jamais l’existence en parallèle des forces du mal avec celles du bien. 
Mardi en fin de journée, 21 octobre 2014, suite aux efforts de l’ex-journaliste Roger Sylvain et sa distribution vendredi 18 octobre d’une lettre-communiqué de presse, le Collège Brébeuf confirmait qu’il avait mal agi et on offrait de réengager la professeure Jacqueline Laurent Auger renvoyée pour avoir tourné des films nues en 1960. Tous les médias québécois ont reconnu la faute du collège et s’il y a un héros dans cette histoire c’est Roger Sylvain qui par sa bonté et sa grandeur d’âme avait pris la cause en mains et lancé un cri d’appel à l’aide auprès de ses amis journalistes. Un geste qu’il a d’ailleurs fait très souvent dans le passé pour d’autres artistes qu’il jugeait être dans un besoin moral, financier ou physique comme des victimes de la maladie. On dira que l’événement de Brébeuf avait très peu d’importance dans le monde et c’est absolument vrai, mais ce petit geste est devenu grand par la suite quand tout le Québec s’est mis à appuyer moralement la défense de la professeure. Durant l’espace d’un weekend, le bien a dominé dans l’esprit des Québécois. 
Le lendemain de l’aboutissement du petit geste de Roger Sylvain, mercredi 22 octobre 2014, le tireur fou d’Ottawa tuait un soldat en lui tirant deux balles dans le dos pour attaquer ensuite le Parlement Canadien et y être abattu par le Sergent d’Armes durant la fusillade survenue dans le hall d’entrée. Son geste était plus grand mais la conséquence la même. Le sentiment de la défaite devant le mal a habité toute une population, cette fois à l’envergure nord américaine pour ne pas dire mondiale. 
La conclusion évidente est que les Rogers Sylvain représentent les forces du bien tandis que les tueurs fous représentent les forces du mal. Mais ce qui est moins évident est comment faire pour reconnaître avant l’action les forces du bien parmi celles du mal? La question est impossible à répondre et il faut juste espérer que les « forces du bien » finiront d’elles-même par dépasser les « forces du mal ». 
La société est devenue nombreuse et universelle. Il n’existe plus de frontières grâce à l’internet et les communications sont de ce fait rendues démocratiques comme jamais dans l’histoire. Si autrefois, on pouvait identifier physiquement les différentes idéologies politiques ou religieuses par pays et par individus, cela n’est plus vrai aujourd’hui. Mais il ne faut pas se méprendre non plus. Il n’était pas plus facile de gérer le bien et le mal au siècle dernier. Les livres d’histoire nous démontrent bien que même un Hitler, à une époque très peu technologique alors que les communications se faisaient par la radio et les journaux papier, avait plusieurs alliés qui voyaient en lui une sorte de sauveur économique de l’Allemagne. Son livre autobiographique Mein Kampf publié en 1926 fut un best seller dans plusieurs pays du monde et on évalue à 10 millions le nombre d’exemplaires distribués. On peut s’interroger ce qu’un Hitler aurait fait s’il avait vécu avec Internet comme outil… 
Il aura fallu la guerre pour que les forces du bien reprennent le dessus en 1945 et le monde a pu vivre quelques années de vie paisible. Cela n’a pas duré car il y a eu ensuite la guerre du Vietnam ainsi que plusieurs autres guerres et tragédies dont le 11 septembre 2001. Le mal a souvent repris la place de meneur de la lutte. 
La conclusion est que le bien et le mal ont toujours coexisté et ils coexisteront toujours. Un jour, le bien domine, un autre jour c’est le mal. Il faut juste espérer que notre destin individuel soit privilégié ( des dieux…) et tout faire pour reconnaitre et encourager les « anges du biens » comme les Roger Sylvain, Kevin Vickers (le Sergent d’Armes du Parlement canadien) et autres individus de ce genre lorsque nous avons la chance de les découvrir. 
Pour les « anges du mal », gare à eux! 
Photo 1: Entrée du Parlement canadien;
Photo 2: Adolph Hitler et son autobiographie Mein Kampf ;
Photo 3: Kenvin Vickers et Roger Sylvain ;
Photo 4: Sac à dos du soldat assassiné Nathan Cirillo ;
Lien Mein Kampf ;

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